Pourquoi lutter contre la vivisection ?

Publié le par Chiarastory

Vous aurez remarqué que ce blog parlait énormément de vivisection, plus que de tout autre sujet propre à la protection animale ? Je vais vous expliquer pourquoi ce sujet m'intéresse tout particulièrement.

Tout d'abord, la vivisection en cosmétique m'apparaît comme odieuse, puisque évitable. En effet, certaines marques, de plus en plus nombreuses, n'y ont plus du tout recours, et proposent des produits tous aussi bons et efficaces, que les grandes marques qui testent sur les animaux. Ces marques méritent à mon sens d'être encouragées et reconnues.

De plus, en développant les méthodes alternatives, la science avance. La simulation assistée par ordinateur, la reconstitution de tissus humains, les tests in vitro, offrent des espoirs nouveaux. Si ces méthodes reçoivent des fonds venant de labos cosmétiques, elles se développeront plus vite, et la science pourra à son tour en bénéficier.

Autant investir dans des techniques nouvelles que dans des méthodes anciennes et imparfaites.

Il me semble donc important que les consommateurs que nous sommes s'informent, et fassent entendre leur choix. Consommer peut être un acte civique, comme un vote. En achetant tel ou tel produit, on accorde sa voie à son mode de production...

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azer 14/02/2011 22:04


Je signale ce projet de loi aussi surprenant que bienvenu en faveur d'un droit à l'objection de conscience pour les étudiants amenés à disséquer des animaux :

http://stopauxanimauxdansleslabos.blogspot.com/2010/03/appel-aux-etudiants-en-biologie.html

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0650.asp


Julien 24/01/2011 10:34


Fais-tu une différence entre utilisations des animaux par des groupes de cosmétique et utilisation scientifique ?

Pour ce qui est des tests de cosmétiques il n'y a pas vraiment d'enjeu important : de toute façon leurs tests c'est de la grosse blague, qui sert ensuite de maigre pilier à un marketing massif qui
est tout sauf scientifique. Donc même si moi je m'en fous qu'ils tuent quelques animaux d'élevage, je te laisse lutter pour l'interdiction de cela si ça te fait plaisir :)

Par contre certains fondamentalistes s'attaquent aux animaleries des labos scientifiques. Et là franchement ma position c'est qu'on ne fait clairement *pas assez* de tests sur les animaux. Voir des
biologistes publier des résultats basés sur trois malheureuses souris c'est assez déprimant (déjà que le biologiste est pas très rigoureux en soi, alors si en plus on lui impose de tels biais
statistiques...). Ils ont déjà du mal avec le prix de leurs animaux (parce qu'une animalerie ça n'a rien à voir avec les élevages en batterie de l'agro-industrie, à côté l'animalerie c'est un hôtel
5 étoiles : faut que la bestiole elle soit dans un état parfait si on ne veut pas introduire un biais méthodologique), alors si en plus on leur impose des restrictions irrationnelles basées sur
l'âme des souris...


Chiarastory 02/02/2011 09:38



Bonjour Julien,


Perso je ne m'y connais absolument pas en médecine. Donc je me contente de parler de ce que je connais. Tout ce que je peux te dire c'est qu'il existe des groupes d'éminents scientifiques qui
remettent en cause l'utilisation du modèle animal en science. Ils avancent le fait que l'animal n'est pas un modèle fiable pour appréhender les effets de tel ou tel médicament sur l'homme.


 


Pour en savoir plus tu peux chercher des infos sur eux : ProAnima et Antidote. @+



azer 13/03/2010 20:25


Plus besoin de torturer pour tester nos médicaments

Régulièrement, des commandos d’« amis des animaux », appelés écoterroristes, vont saboter de grands labos et délivrer les cobayes destinés à leurs expérimentations, au grand dam de certains « amis
des humains ». Ce conflit n’a plus lieu d’être. Il existe des tests non-violents - et plus efficaces - pour tester la toxicité des milliers de produits chimiques mis sur le marché. Écoutez ce qu’en
dit Claude Reiss, le chercheur français le mieux informé sur le sujet.



Physicien de formation, biologiste spécialisé en toxicologie moléculaire, ex-directeur de recherche du laboratoire Structure et dynamique du génome au CNRS de Gif-sur-Yvette, auteur et coauteur de
plus de 250 publications scientifiques, Claude Reiss a consacré sa vie à la recherche sur le cancer et le sida. Connu pour ses travaux en toxicologie sur cellules, il est convié en 1992 à un débat
radiophonique consacré à l’expérimentation animale. Reiss explique alors pourquoi le modèle animal lui semble faire obstacle au progrès et comment à l’inverse avec ces nouvelles technologies que
sont la biochimie (l’étude des processus chimiques de la matière vivante) et l’informatique, il est possible de mieux comprendre comment une cellule est agressée en présence d’un produit
potentiellement toxique. Relation de cause à effet ou pas, quelques mois plus tard, Reiss est sommé de quitter dans les meilleurs délais l’institut Jacques Monod où il travaille depuis dix sept ans
! Muté avec la moitié de son équipement, de son budget et de ses techniciens, l’événement tombe mal : le chercheur vient tout juste de bénéficier de deux contrats de recherche importants, l’un
portant sur le sida, financé par l’Agence nationale de recherche contre le sida (ANRS), l’autre de la CEE, en collaboration avec plusieurs laboratoires européens, dans la lutte contre le cancer.
L’homme ne s’avoue pas vaincu pour autant et poursuit ses recherches. En 2003, il créé avec d’autres chercheurs issus du CNRS, Le comité scientifique Antitode Europe, une association à but non
lucratif oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Une mission de la plus haute importance à l’heure où le rôle de la pollution chimique dans l’apparition de cancers, des
allergies et des maladies neurologiques n’est plus à démontrer - à noter que depuis 40 ans, des chercheurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics. Pour Claude Reiss, il est désormais urgent de
repenser la manière dont sont testés les produits chimiques avant leur mise sur le marché, c’est à dire développer d’autres méthodes que l’utilisation des tests de toxicité effectués sur des
animaux. L’affaire n’est pas nouvelle mais dépasse de loin la simple et vieille querelle des pro et anti-expérimentation animale.
Nouvelles Clés : Que reprochez vous au modèle animal ?

Claude Reiss : Chaque espèce a évolué dans une niche écologique spécifique où elle a prospéré en adoptant son métabolisme, ses systèmes de défense, sa physiologie. Bien qu’il y ait une unicité du
vivant, face à une agression de l’organisme, chaque espèce réagit donc selon les moyens qu’elle a développés. Il est donc dangereux de prétendre extrapoler à l’homme des résultats toxicologiques
issus de l’expérimentation animale.

N. C. : Les mécanismes fondamentaux de la vie sont pourtant communs à toutes les espèces ?

C. R. : Il y a effectivement une grande unicité du vivant. Depuis la bactérie jusqu’aux mammifères en passant par les plantes, la vie est basée sur l’information stockée dans l’ADN laquelle est
transcrite en ARN messager, lui même traduit en protéines. Pourtant, que des organismes partagent une stratégie de développement identique, ne signifie pas qu’ils réagissent à l’environnement de la
même façon.

N. C. : Pourriez-vous nous donner un exemple ?

C. R. : Il y a quelque temps, on a expérimenté la métabolisation de certains médicaments chez le rat et chez l’homme. La plupart des substances que nous consommons sont métabolisées dans le foie
par l’intermédiaire d’une bonne trentaine de gènes différents. Un des médicaments en question avait été métabolisé dans le foie du rat à 30% sous une certaine forme et à 50% sous une autre forme.
Chez l’homme, il l’a été de façon différente. Au lieu des 30% obtenus chez le rat, on atteignait 70% chez l’homme et là où il y avait 50% pour l’animal, nous sommes tombés à 0,7% chez l’homme. Ces
résultats parlent d’eux-mêmes. On sait effectivement depuis longtemps, que la manière dont une substance se dégrade dans l’organisme est très différente chez le rat, le chien, le singe et l’homme
et que les lésions éventuellement causées par l’absorption de ce produit ne sont pas forcément identiques. Il existe des exemples connus. Alors que la morphine rend fou n’importe quel chat, le
chien ne réagira pas à une dose vingt fois supérieure à celle recommandée pour un homme. De la même façon, le mouton peut manger de l’arsenic et le lapin de l’amanite phalloïde alors qu’une dose de
pénicilline, si utile à l’homme, peut tuer net un cochon d’Inde. Sur la base d’un produit comme le fluoroacétate de méthyle, une substance toxique utilisée comme raticide, il est intéressant de
noter que le singe est 73 fois plus résistant à ce produit que le chien et la souris tandis que le cobaye y est 10 fois plus sensible que le lapin. Tout animal réagit donc individuellement à
l’agression d’un produit selon son espèce et son âge. Il développe des maladies qui lui sont propres, reste dépendant de comportement dictés par l’évolution et par son capital génétique. Quant à
son environnement, il interfère en permanence avec son organisme. Stress, humidité, lumière, alimentation, heures et saisons, tout est source de fluctuation d’où l’idée de créer des modèles animaux
standardisés. Problème : si l’on teste ces produits sur une population d’individus tous identiques, comment peut on reproduire alors les variations de réponses entre individus susceptibles de se
trouver dans la population humaine ?!

N. C. : Les industriels ont-ils conscience de ces faiblesses ?

C. R. : Tout à fait. En 2006, le Conseil national de la recherche (NRC) des Etats-Unis a publié un rapport intitulé "Tests de toxicité au
XXIe siècle : une vision et une stratégie", dans lequel il
dénonce les
failles des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier
plan les tests réalisés sur du matériel humain, en l’occurrence des cultures de cellules humaines. L’industrie
chimique et pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà bien engagée dans cette voie. Il est grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement scientifiques !

N. C. : Quelles sont ces méthodes et pour quelle raison sont-elles plus fiables ?

C. R. : La biologie moléculaire comme toutes les techniques in vitro qui exploitent les mécanismes vitaux offre cette possibilité de bavarder avec les cellules, notamment par l’intermédiaire de ce
que l’on appelle les gènes de stress. Dès qu’un agent extérieur - produit chimique, choc thermique ou autres - agresse la cellule, celle-ci développe dès gènes de stress pour faire face à la
situation. Le travail de mon équipe a consisté a capturer l’un de ses gènes, à le couper en deux et à souder derrière lui un repère visuel à base de luciférase, une substance que l’on trouve dans
les méduses et les vers luisants, laquelle leur permettent d’émettre des signaux. Ainsi marquée, dès que la cellule émet un stress, elle devient luminescente. On peut alors tester sur cette
molécule toutes sortes de substances. Elle répond dans les trente secondes et nous indique si le produit en question a attaqué ou non son ADN.
Force est de constater que depuis le début des années 1990 l’utilisation de l’animal en toxicologie a commencé à décroître chez les grands industriels, eux-mêmes convaincus des avantages
économiques et scientifiques de ces autres méthodes (modèles mathématiques, simulation sur ordinateur, cultures de cellules, etc.). Contrairement à des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne - les
pionniers en la matière de développement des méthodes alternatives - mais aussi l’Italie, la Suède, la Hollande, les Etats Unis et le Japon, la France s’est toujours démarquée par sa mauvaise
volonté. Guère étonnant quand on sait que les gouvernements successifs ont été invariablement conseillés par un sérail de vieux chercheurs et techniciens récalcitrants formés à l’ancienne école et
donc davantage attachés à persuader les pouvoirs publics de la nécessité de poursuivre l’expérimentation animale que de permettre à la France de rattraper son retard considérable. Tout a toujours
été fait pour passer outre les volontés internationales et le savoir-faire des chercheurs français au profit de différents avantages comme l’ économie basée sur l’expérimentation animale ou la
possibilité pour des industriels de continuer à produire légalement des substances toxiques. On peut se demander de toute manière à quoi peuvent bien servir ces tests sur les animaux quand on sait
que des substances toxiques chez l’animal sont malgré tout vendues dans le commerce. L’acétate de benzoyle, parfum ajouté dans les lessives s’est révélé cancérigène chez le rat, la souris et le
hamster. Malgré ces résultats, le produit a reçu l’autorisation de commercialisation parce qu’il ne s’était pas monté dangereux pour une autre espèce de rongeur ! Lors


Chiarastory 15/03/2010 19:23


Ton commentaire est incomplet malheureusement. Je t'invite à me l'envoyer à anaelle_24@hotmail.com et à citer tes sources, et je publierai le tout sous forme d'article, pour plus de visibilité.
Merci.